Bijou de Gabriel Argy-Rousseau

pendentif Art Nouveau au papillon en pâte de verre de Joseph-Gabriel Rousseau, dit Gabriel Argy-Rousseau.

A la recherche d’objets pouvant ravir le plaisir de vos yeux, votre antiquaire à Nice met à la vente ce magnifique pendentif bijou de Gabriel Argy-Rousseau en pâte de verre. C’est un modèle dit «au papillon» et de forme carré. Il existe sous différentes nuances de couleurs.
Le pendentif de Gabriel Argy-Rousseau, dont votre antiquaire s’est acquis, est, quant à lui, avec un papillon dont les ailes sont traitées dans des nuances de couleurs allant du rose, à l’orangé et au rouge avec des petites touches jaunes et rouges par endroits toujours dans les ailes.
Le corps du papillon et les antennes sont d’une couleur noire légèrement violacée et les yeux sont rouges.
On peut constater que ce papillon, inscrit au centre d’un médaillon translucide, est sculpté légèrement en relief sur la pâte de verre comme aimait à le faire Argy-Rousseau sur nombre de pendentifs qu’il a pu créer.
Le pourtour du pendentif est également travaillé. Il est teinté d’une couleur violette foncée et on peut y voir différentes volutes sculptées en creux dans la pâte de verre.
Le sujet choisi par Gabriel Argy-Rousseau ainsi que la manière de le traiter, permet d’inscrire cet objet bijou dans l’époque du courant Art Nouveau.

Période : début 20 ème siècle (circa 1920 / 1925).
Mouvement : Art Nouveau.
Signé : GAR.
Artiste : Joseph-Gabriel Rousseau, connu comme :
Gabriel Argy-Rousseau (1885 -1953), référencé Benezit.
Dimensions : Longueur 5,8 cm – Hauteur 5,8 cm.

Etat : en parfait état.

Référence : 1586 – Prix : sur demande et à vendre en l’état.

La Chimère, Michel Rebuffel , antiquaire à Nice.

Pendentif bijou de Joseph-Gabriel Rousseau dit aussi Gabriel Argy-Rousseau en pâte de verre, objet d’antiquité Art Nouveau début XX ème siècle, signé GAR. Venez le voir dans notre galerie d’antiquités à Nice.

Joseph-Gabriel Rousseau, dit Gabriel Argy-Rousseau, est né dans un petit village en dehors de Chartres dans une famille d’agriculteurs. Il étudie à l’École Bréguet puis à l’École Nationale de Céramique de Sèvres avec Jean Cros (fils d’Henri Cros (1840 – 1907) artiste-peintre, sculpteur et maître verrier français ayant participé à la mise au point de la technique de la pâte de verre moderne).
Au cours de ses années d’études, Rousseau se lie d’amitié avec la famille Cros qui lui fit aimer ce médium d’expression qu’est la pâte de verre. En parallèle, il étudie également la fabrication de la porcelaine dentaire dans un laboratoire qu’il dirigera par la suite pendant quelques années.
En 1913, il se marie avec Marianne Argyriadès qui aura une influence primordiale sur son œuvre. C’est, d’ailleurs, juste après son mariage que Joseph-Gabriel Rousseau commence à signer ses réalisations Gabriel Argy-Rousseau en hommage à son épouse.
Les premières œuvres d’Argy-Rousseau en tant qu’artiste en verre, ont été présentées au Salon des Artistes Français en 1914 et celles-ci ont un sucés immédiat. Mais la guerre de 1914 – 1918 se déclare et met en suspens son élan, puisqu’il y participa en mettant à profit ses qualités d’ingénieur.
Dès la fin de la guerre, Gabriel Argy-Rousseau ré-expose ses créations dans les Salons et les critiques se mettent à reconnaître son talent. Dés lors, la Maison Franck lui passe commande de ses premiers flacons.
En 1921, Argy-Rousseau rencontre Gustave Moser-Millot (propriétaire d’une Galerie à Paris et d’une verrerie à Karlovy-Vary, en Bohême) qui l’aide à créer sa propre verrerie à Paris dans le 18 ème arrondissement « Les Pâtes de Verres d’Argy-Rousseau » : Moser-Millot finance et est Président du Conseil d’administration et Argy-Rousseau est Directeur Général. Il est décidé que l’entreprise engloberait tous les processus nécessaires à la production de la pâte de verre : l’industrialisation, la fabrication, le commerce ainsi que tous les autres produits associés à la pâte de verre, émaillage sur verre et tous les autres éléments produits par la cuisson. Tant est si bien qu’ Argy-Rousseau est lui-même présent à tous les stades de la production de ses œuvres. En 1923, la société investit dans de l’équipement qui permet une fabrication plus intense de lampes, vases, coupes, boîtes, sculptures, bonbonnières, cendriers et de pendentifs : le créateur libéré des soucis financiers peut enfin se livrer à ses recherches, ses créations et ses inventions. Gabriel Argy-Rousseau expérimente notamment de nouvelles méthodes pour donner de nouveaux effets à la pâte de verre. Les objets en pâte de verre qu’Argy-Rousseau conçoit sont en pâte opaque et en pâte de cristal translucide, décorés de motifs figuratifs (animaux, êtres humains) ou abstraits. Vers le milieu des années 1920, Argy-Rousseau est donc au sommet de sa gloire et il est même invité à être l’un des juges à l’exposition de Paris en 1925.
Mais en 1929, le crack financier touche sa société de plein fouet ainsi que son associé, et face à ces graves difficultés, Moser-Millot décide de liquider la Société en 1930. Gabriel Argy-Rousseau décide alors de racheter une partie du matériel et recommence en 1931 l’aventure mais seul.
La seconde guerre, malheureusement, finit d’achever l’entreprise d’Argy-Rousseau en le laissant sans matière première et sans gaz pour chauffer ses fours. Il trouve alors un emploi comme ingénieur dans une fabrique de porcelaine dentaire, emploi qu’il avait déjà rempli à la fin de ses études en 1921.
Gabriel Argy-Rousseau souffre d’une maladie cardiaque, il connaît de grandes difficultés qu’il surmonte par sa ténacité, la qualité de son travail, ses nombreuses inventions et sa création. Gabriel Argy-Rousseau travaillera d’ailleurs jusqu’à sa mort en 1953 où il décéda dans l’oubli.
Les pièces de Gabriel Argy-Rousseau sont actuellement très recherchées par les collectionneurs.

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