INDISPONIBLE. Coupe à fruits sur pied

de Clément Massier. Objet vendu.

Votre antiquaire a trouvé pour vous cette très belle coupe à fruits sur pied en céramique verte irisée et reflets métalliques bordeaux.
Son décor Art Nouveau, avec volutes et médaillons, ainsi que son lustre sont d’inspiration orientaliste.
Cette coupe est signée sous son pied de la main de l’artiste « Clément massier Golf Juan AM ». Signature à laquelle se rajoute en creux le tampon de la fabrique : « Clément massier Golf Juan AM ».

Période : Art nouveau (fin XIX ème siècle et début XX ème siècle), d’après son décor cette pièce peut être estimée circa 1890.
Artiste : Clément Massier (1844 ou 1845 (la date de sa naissance diffère selon les ouvrages) – 1917), céramiste français cité dans divers ouvrages faisant références.
Signature : sous le pied, signature manuscrite de Monsieur Clément Massier.
Cachet : présence du cachet de la fabrique en creux.
Dimensions : Hauteur 19 cm – Diamètre 26 cm.
Etat : coupe en parfait état.

Référence : 1021 – Prix : coupe vendue.

La Chimère, Michel Rebuffel , antiquaire à Nice.

Coupe à fruits de Clément Massier d’antiquité visible dans notre galerie à Nice.

Clément Massier (1844 – 1917) fait parti d’une dynastie familiale de céramistes qui débuta avec Pierre Massier en 1707.
Encore aujourd’hui, Clément Massier est considéré comme le fondateur de l’industrie de la céramique moderne de Vallauris. Dès ses 12 ans, Clément Massier travailla à l’atelier de son père Jacques (1801-1871) dans lequel il fut initié à la poterie par Gaetano Gandolfi (maitre-potier italien). Ce dernier sera l’initiateur de plusieurs techniques, dont celle de la faïence émaillée, qui feront la renommée de la maison Massier. Dés lors, la production se distinguera par son originalité et la poterie « utilitaire » laissera sa place à une production plus créative, voir même exclusivement artistique.
À la mort de son père (1871), Clément s’associe avec son frère Delphin Massier. Puis, en 1883, il décide de créer sa propre fabrique dont l’implantation sera non plus à Vallauris mais à Golfe-Juan, sur la route reliant Monaco, Nice et Cannes. Cette position sera déterminante pour la fabrique de Clément Massier car, elle lui permettra d’atteindre le tourisme fortuné et cosmopolite et de bénéficier de la proximité du chemin de fer pour expédier ses produits manufacturés.
Au bout d’un an, son entreprise emploie énormément d’ouvriers, et Clément Massier s’impose peu à peu comme un véritable homme d’affaires : un réseau commercial est mis en place à l’aide de catalogues détaillés qui sont diffusées en France et à l’étranger, il ouvre des points de vente dans sa propre région ainsi qu’à Paris et même à l’étranger… En 1887, il deviendra fournisseur officiel de la couronne d’Angleterre.
Clément Massier sait aussi s’entourer et travaille avec des artistes de renom, tels que : Alexander Munro (1825 – 1871, sculpteur écossais), Félix Optat Milet (1838 – 1911, céramiste français formé à Sèvres), James Vibert (1872 – 1942, sculpteur suisse), Jules Scalbert (1851 – 1928, peintre français),…  Mais ce sera surtout son ami et artiste Lucien Lévy-Dhurmer (1865 – 1953, peintre, sculpteur et céramiste français) qui travaillera pour Clément Massier. De 1887 à 1895, Lucien Lévy-Dhurmer sera directeur artistique de la manufacture. A ses côtés, Clément Massier découvrira les céramiques Hispano-mauresques et leurs splendides reflets irisés. Dés lors, il se passionne pour cette technique et, vers 1886-1887, se met à effectuer des recherches. A la suite de ces dernières, les fameuses céramiques à lustre métallique (ou céramiques irisées) vont voir le jour, et l’on retrouvera des inspirations Hispano-mauresques dans les motifs présents dans le début de la production.
En 1889, a lieu l’exposition universelle de Paris, et Clément Massier remporte une médaille d’or avec ses céramiques turquoise à lustre métallique.
En 1898, il présente quinze pièces à reflets métalliques au Salon de la Société des Artistes Français.
Ses travaux chimiques l’imposent comme l’un des principaux créateurs de la céramique irisée et il développe une œuvre très diversifiée : à la thématique et exécution artistique, viennent se rajouter, à partir de 1905 et ce jusqu’à sa mort, une production de poterie et articles culinaires de luxe (cendriers, boites d’épingles…) ainsi que des éléments décoratifs et architecturaux.
Après sa mort le 14 mars 1917, Année et Louise, les deux filles de Clément Massier, reprendront l’entreprise familiale et rééditeront des œuvres de leur père. Par la suite et jusqu’en 1984, la poterie sera dirigée par Elisabeth Polat (petite fille d’Année) et son mari Henri Mauro.

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