Tableau d’Azouaou Mammeri

Scène de Souk au Maroc

Votre antiquaire a trouvé pour vous :
Technique : huile sur toile encadrée avec son cadre d’origine.
Titre : Souk à Marrakech.
Sujet : scène de marché au Maroc.
Signature : tableau signé en bas à droite Mammeri (Azouaou Mammeri 1890 – 1954).
Etiquette d’exposition à l’arrière du cadre : « Exposition Artistique de l’Afrique Française »
avec le nom et le prénom du peintre, l’adresse et le titre de la toile, écrits de la main de l’artiste.
Cette étiquette correspond à l’exposition de 1951 de Monte-Carlo.
Présence du tampon du « Protectorat de la République Française au Maroc » sur le châssis (tampon utilisé de 1912 à 1956).

Période : XX ème siècle.
Artiste : Azouaou Mammeri (1890 – 1954)
Dimensions hors cadre : Longueur 65 cm – Hauteur 54 cm.
Dimensions du cadre : Longueur 76,5 cm – Hauteur 65,5 cm.
Etat : très bon état général. Juste quelques manques d’ancienneté sur l’étiquette arrière.

Référence : 1026 – Prix : sur demande et à vendre en l’état.

La Chimère, Michel Rebuffel , antiquaire à Nice.

Huile d’antiquité de Mammeri visible dans notre magasin à Nice.

Azouaou Lucien Mammeri est un peintre Algérien né approximativement en 1890 à Taourirt-Mimoun Aït Yenni, où il décèdera le 17 septembre 1954.

Biographie

Azouaou Lucien Mammeri, dit aussi si Azouaou Mammeri, est issu de la tribu des Aït Yenni. De 1906 à 1909, il suit les cours de l’école normale d’Alger (Bouzaréah) et visite la France avec un groupe d’élèves-maîtres. Il put visiter Marseille, Grenoble, Lyon, le Creusot, Dijon, Nancy et Paris. En octobre 1909 il fut nommé instituteur à Toudja, près de Béjaia. où il fit la connaissance d’Edouard Herzig qui le conseilla à ses débuts. En 1913 il est nommé à Gouraya et y fut remarqué par Léon Georges Jean-Baptiste Carré qui lui fit partager, durant huit mois, ses techniques et connaissances picturales. En 1916 il se rend à Fez et accepte un poste de précepteur pour les enfants du sultan Mohamed V. En 1919, il devient professeur de dessin d’ornement au collège musulman de Rabat mais aussi à Fez. En 1921, l’historien d’art et conservateur français Léonce Bénédite acquiert, pour le musée du Luxembourg, deux tableaux de Mammeri. En 1922, il fut rappelé en Algérie pour tenir le poste de Caïd du Douar des Beni-Yenni. La même année, il obtint du gouvernement général d’Algérie une bourse d’études pour l’Espagne. Il en ramena, en 1924, nombres de toiles représentant Cordoue, Séville, Grenade, Tolède, etc. En 1927, retour au Maroc, où il devint de nouveau professeur de dessin à Fez. En 1928, il accepta le poste d’Inspecteur Régional Des Arts Indigènes à rabat et, en 1929 il fut nommé Inspecteur Des Arts Marocains à Marrakech. Il conservera ce poste jusqu’en 1948. Après sa retraite il ne cessa d’être présent de le milieu de l’Art et de la Culture en créant un musée des arts indigènes à Dar Si Said (Marrakech), ou encore une école et des orchestres de musique andalouse et de chants berbères.

Il s’essaya aussi à l’illustration pour les livres « Marrakech ou les seigneurs de l’atlas » de Jérôme Tharaud et « la féérie marocaine  » de Thérèse Gadola.

En 1955, il obtint, à titre posthume, le grand prix artistique de l’Algérie pour l’ensemble de son œuvre.

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